Psaume 23, Version du “Vieux Marin”
Le Seigneur est mon pilote.
Je ne partirai pas à la dérive.
Sa lumière m’éclaire
dans les eaux ténébreuses.
Il me guide dans les canaux profonds.
Il tient mon journal.
L’étoile de sa Sainteté me guide.
Dans les orages et les tempêtes de la vie,
je ne craindrai pas le danger:
car tu es près de moi.
Ton amour et ta sollicitude me protègent.
Tu m’as préparé un havre
dans la Patrie de l’Eternité.

Tu apaises les vagues avec de l’huile.
Mon bateau avance dans le calme.
La lumière du soleil et des étoiles
m’accompagnera partout.
Et au terme de mon voyage,
je me reposerai dans le port de mon Dieu.

Ian Cameron, “Le voilier blanc”, p. 79, collection Plein Vent, 1975.

Dans Liturgiciel, collection Pierre Vuille

 

Au carrefour de tant d’horizons…

Faites l’expérience lors de n’importe quel repas : de combien d’endroits proviennent tous les composants de cette fête ? Quand on fait l’inventaire des provenances des aliments, des épices, des ustensiles, on a l’impression de convoquer la planète entière à notre table…

Il y a un peu de ce vertige pour Salomon : la reine vient de si loin (Jésus en écho dira « de l’autre bout du monde »), l’or vient d’Ofir, les navires qui l’ont transporté sont mis à disposition par le roi de Tyr, le santal arrive d’extrême Orient, et les aromates ? et les pierres précieuses ?

L’un des fruits du décloisonnement, c’est l’ouverture évidemment, l’ouverture de celui qui part voyager mais plus encore c’est le monde qui s’ouvre à lui, qui s’offre à lui… Dans une véritable rencontre, c’est le monde entier qui vient à notre rencontre !

Le respect des différences et l’élan vers les autres permet de rêver d’une mondialisation autre que marchande, positive, sur l’air de « Tu tiens la terre entière dans tes mains… »